Corps et langage : une porte d'entrée vers le "mieux-être"

La thérapie psycho-corporelle travaille sur le corps pour apaiser les maux de l'esprit et libérer nos émotions les plus enfouies. Elle s'appuie sur un principe cher à William Reich, selon lequel nos souvenirs douloureux sont refoulés dans l'inconscient et enregistrés dans le corps, formant une véritable cuirasse. Alternant verbalisation du ressenti et travail corporel (relaxation, libération des émotions, massages thérapeutiques), les différentes méthodes renouent avec l'importance du contact physique et décryptent les messages de la somatisation.

Contrairement aux méthodes basées sur l'échange verbal, les thérapies psycho-corporelles considèrent le corps et son langage comme une porte d'entrée vers le mieux-être. Toutes s’appuient sur la théorie de William Reich, selon laquelle une émotion refoulée s’accompagne toujours d’une rigidification des muscles, qu’il nomme “la cuirasse musculaire somatique”. Ce corps qu’on a pris l’habitude de malmener, de maîtriser, afin de se fabriquer une image derrière laquelle on se cache, ce corps garderait donc la trace de nos blessures émotionnelles. De nombreuses thérapies vont intégrer cette notion dans leur pratique et soulager les tensions corporelles pour agir sur le psychisme. Certaines privilégient la parole, d’autres favorisent la prise de conscience par le mouvement, la relaxation, ou encore par le massage.

Il a fallu attendre le “rolfing”, le premier massage “psychologique” dans les années 50, pour que l’on reconnaisse les effets thérapeutiques du toucher. La technique repose sur un travail en profondeur des fascias, ces fines membranes qui enveloppent muscles et organes, et permet d’explorer les relations entre les symptômes et le psychisme, afin de libérer certains blocages émotionnels. Depuis, le massage, sous ses multiples formes, (sensitive gestalt massage, Matthias Alexander, Camilli) a fait son entrée dans l’univers des thérapies.

Les techniques de massage ont pour effet premier, une prise de conscience de l’unité corporelle, et sont toutes indiquées pour mieux “habiter” son corps.

source: psychologies